Atos fait la promo de supercalculateurs pour la reconnaissance faciale au sénat



  • Salut,
    Dans la continuité des appels à une surveillance européenne, pour s'émanciper de Palantir and co, Thierry Breton d'Atos fait la promotion auprès des sénateurs de son dernier supercalculateur Sequanna Flop en prenant entre autre des exemples d'usage de surveillance territoriale et de reconnaissance faciale de façon assez décomplexé, et qui ne dérange (sans surprise) personne dans la commission.
    Voici l'extrait transcrit par les soins du sénat, l'exemple de la surveillance arrive vers la fin, au départ il expose le problème matériel de la multiplication des données et de besoins de faible latence
    " L'enjeu c'est d'apporter la puissance de calcul pour le traitement des données là où elles sont produites. On en crée tellement que les bandes passantes seront dans l'incapacité de les remonter ! C'est la raison pour laquelle on parle désormais de « fog computing ». Or, il est désormais nécessaire d'interagir en temps réel. Prenons l'exemple d'une voiture connectée qui représente 30 pétaoctets de données par jour, pour qu'elle puisse se mouvoir et interagir en temps réel. La connexion au cloud impliquant un temps de réaction trop lent ; la célérité de la réaction requiert une intervention locale. Le Sequana Edge est notre première réponse à cet enjeu. Il s'agit d'une boîte de 60 cm sur 30 cm pour 8 kilos qui contient jusqu'à 200 pétaflop - soit la capacité de notre plus gros calculateur il y a dix ans -, pour un coût de dix mille euros. Il a vocation à être installé dans une usine - pour connecter et faire interagir des milliers de capteurs - ou même dans un véhicule- même si ce supercalculateur devrait consommer autant d'énergie que le véhicule pour se mouvoir ! On peut encore délocaliser ce type de supercalculateur dans un supermarché pour effectuer du paiement automatique ou dans un grand chef-lieu régional pour assurer la vidéo-surveillance en temps réel. Cela implique évidemment, en aval, le développement d'algorithmes et de programmes pour ces usages, comme la reconnaissance faciale. Ce type de solution a donc vocation à assurer le traitement des informations recueillies au niveau local, car il n'est pas nécessaire de les faire remonter dans un cloud. "
    La video est un poil plus parlante, c'est autour de 15:32:25
    http://videos.senat.fr/video.1174942_5ceb128af0c91.audition-pleniere---commission-d-enquete-sur-la-souverainete-numerique---audition-de-m-thierry-bret?timecode=1290000

    Plus tard, il fait mention des gilets jaunes et attentats de Lyon pour souligner la nécessité d'améliorer la surveillance des réseaux.
    "En outre, il m'est apparu que les incivilités commises chaque samedi depuis l'année dernière étaient analogues à celles que l'on trouve sur l'internet, comme si la différence entre les mondes réel et virtuel était abolie ! Certains États et collectivités publiques procèdent également au suivi, notamment via la vidéo-surveillance de leurs administrés ; une telle démarche pouvant s'avérer particulièrement utile, comme nous l'indique l'événement survenu, il y a peu, à Lyon. Compte tenu de la multiplicité des informations et des messages, les systèmes de surveillance des réseaux devront être renforcés, et leur impact décuplés, grâce à l'utilisation d'algorithmes d'intelligence artificielle."


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