Proposition de formats de mobilisations alternatifs



  • Bonjour, suite à mon dernier poste, je propose ici des pistes de réflexions sur de nouvelles formes de mobilisations adaptées aux technologies émergentes de vidéoprotection.

    Voici le poste en question :

    @D0sna a dit dans MAJ Technologies de vidéoprotection Mai 2020 :

    Quelques clarifications sur les systèmes de classifications de comportement anormaux sur voie publique. Par exemple, les rassemblements dans les couloirs sur les trotoires sont considérés comme des anomalies. De plus, la publication de référence fait état de 4 paramètres pour classifier la foule ; la collectivité (cet attribut indique le degré d'individus agissant comme un groupe dans un mouvement collectif), la stabilité (le nombre invariants de voisins pour chaque point d’un groupe), le conflit (caractérise l'interaction entre deux points caractéristiques lorsqu'ils se rapprochent les uns des autres), et la densité (la distribution spatiale des points caractéristiques dans les blocs). De là est extrait un score d’anormalité.

    Quelques indices sur les analyses socio-comportementales individuelles et de groupe. Les caractéristiques individuelles suivantes peuvent être modélisées mathématiquement et observées par le biais de caméras ; expressions émotionnelles faciales, intention, et attraction à un groupe, dans le but d’extraire un indice comportemental pour surveiller les anomalies. Cet indice est notamment construit sur des paramètres physiologiques tels que l’âge, le sexe, la corpulence et la santé. Ces système sont capables de détecter les mouvement rapides, la violence, et de faire de l’analyse comportementale prédictive des individus.
    Au niveau de groupes, les comportement anormaux sont aussi détecté par l’utilisation de matrices, cad. la proximité relative de chaque point à un instant t. Un indice de « force d’interaction » peut être produit, et c’est les changement rapide dans ce degré d’interaction au sein des groupes qui pourra déclencher une alerte.

    Question mobilisation, l’utilisation de matrices mathématiques basées sur la proximité relative des individus et leur apparence pourrait permettre (par exemple) de créer des actions pour saturer les systèmes d’alertes. Comme vous le savez, ces systèmes sont expérimenté dans les réseaux de métros.

    Avec plusieurs groupes de deux à quatre personnes disséminés en plusieurs points d’une grande station, ou dans le réseau (plusieurs stations), et en produisant des mouvements de dispersion rapide synchronisés entre les différents groupes, il devient possible de saturer les systèmes d’alertes. En évidence dans l’œil des caméra, se disperser produira des changements d’échelle brutale dans les matrices relatives utilisées pour surveiller les individus, ce qui déclenchera une alerte.

    Avec des dizaines de groupes, saturer le système de surveillance d’une station, voire d’un réseau devient envisageable. Cependant, s’agissant d’un combat invisible, il serra probablement difficile d’obtenir un retour sur l’efficacité de l’action (médias).

    Par contre, cette tactique utilisée dans une station pourrait servir à couvrir un individu « clé » menant un acte désobéissance civile, tel que la pose d’affiche, le graphe, ou l’aveuglement d’une caméra, en lui fournissant une fenêtre d’action et de fuite tant que les systèmes de surveillance sont saturés en alertes.

    Voilà une petite réflexion, n’hésitez pas à y participer



  • Super idée je trouve !
    Mais y-a-t-il un risque juridique à faire ce genre de manifestation ?
    Les risques ne me dérangent pas à titre personnel, mais il serait bien pour tout le monde de les connaître avant d'entreprendre ce genre d'actions.
    Merci :)



  • Dans la France de 2020 (au moins depuis les attentats de novembre 2015), toute manifestation, même légale (déclarée en pref), même parfaitement pacifique, passive, avec le sourire, peut te mettre 48h de GAV si t'as pas de chance (contexte électoral, préfet qui fait du zêle, etc... ). De très nombreux gilets jaunes comme d'autres acteurs et actrices des mouvements sociaux en ont fait les frais.

    Se demander si oui ou non une action peut te mettre dans une situation merdique, me parait totalement bisounours. La réponse est oui évidemment. Et quiconque ne le sait pas devrait effectivement, comme tu le dis, être au courant de cet état de fait. Mais c'est à se demander dans quelle grotte il/elle se cachait jusque là ?!


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