These activists use makeup to defy mass surveillance





  • C'est toujours amusant, ce type d'expériences :)
    Je rappelle néanmoins que la protection personnelle contre la surveillance généralisée n'est pas souhaitable. D'abord car on ne se bat pas seul contre un État, et d'autre part car techniquement, c'est un jeu du chat et de la souris, les industriels améliorant leurs algos au fur et à mesure. Il vaut donc mieux lutter contre la mise en place de cette surveillance de masse.



  • Sans compter malheureusement qu'on parle ici et là de reconnaissance de démarche et que le maquillage ne suffira pas dans ce cas :)



  • @Martin Ah si, nous avons un proche qui proposait une solution à base de mixture spéciale, permettant d'avoir une démarche aléatoire.



  • Autre soucis du maquillage.
    Tu te montres aisément comme une personne tentant de fuir la reco faciale devant des flicques normaux. Donc tu t'exposes plus face à de l'humain.



  • @Guinness un peu comme quand t'es le/la seul.e du pays à utiliser Tor, quoi


  • Marseille

    Dans le Courrier International 14/02/2020 : https://www.courrierinternational.com/article/identification-coronavirus-en-chine-les-masques-font-derailler-la-reconnaissance-faciale

    Identification. Coronavirus. En Chine, les masques font dérailler la reconnaissance faciale

    En Chine, l’épidémie de Covid-19 a des conséquences inattendues : les masques chirurgicaux portés par les Chinois pour empêcher la propagation du coronavirus trompent les logiciels de reconnaissance faciale, utilisés au quotidien.
    “L’épidémie de [Covid-19 induite par le nouveau] coronavirus a révélé une faiblesse du système de reconnaissance faciale. On peut le tromper rien qu’en portant un masque médical”, rapporte le quotidien Novyé Izvestia qui a pris connaissance d’un article publié sur le site du Carnegie Moscow Center.

    De nombreux citoyens chinois se plaignent en effet de ne pas pouvoir finaliser leurs achats ou payer les transports en commun, voire de ne pas être en mesure de rentrer chez eux, car même les portes d’immeuble sont équipées de l’outil de reconnaissance faciale “Face ID”. Habitués à l’utiliser depuis un certain temps pour leurs activités du quotidien, les Chinois n’arrivent plus à se souvenir de leurs mots de passe.

    Quand le visage devient portefeuille

    En Chine, les caméras de surveillance sont équipées de ce dispositif depuis presque trois ans. En 2017, il y avait 20 millions de caméras ; à la fin de 2020, leur nombre aura atteint 600 millions.

    L’outil de reconnaissance faciale est intégré dans les processus de vente des billets (transports publics et trains) et de cartes SIM pour les portables. Il représente aussi une alternative au contrôle par badges dans les entreprises, et un contrôle supplémentaire de sécurité dans le métro.

    En 2019, environ un millier de points de vente à travers la Chine se sont dotés de l’outil Face ID pour le paiement. Comme l’explique le Carnegie Moscow Center, il suffit pour un utilisateur de “regarder un terminal spécial, et le montant de l’achat est automatiquement débité de son compte”. Les opérations bancaires sont désormais réalisées à l’aide de cette technologie. Au total, plus de 100 millions de Chinois ont adopté le paiement par reconnaissance faciale.

    Cette omniprésence des caméras suscite périodiquement des polémiques. Elles sont accusées de violer les droits fondamentaux des citoyens et la confidentialité des données.

    "Cependant, comme l’a montré l’épidémie de [Covid-19 due au nouveau] coronavirus en Chine, un masque médical peut paralyser Big Brother, qui voit tout.”
    

    La dissimulation du visage à l’aide de masques a d’ailleurs activement profité aux manifestants de Hong Kong durant l’été de 2019. D’abord pour se protéger contre les gaz lacrymogènes, ensuite pour ne pas être identifié par la police. À tel point que les autorités ont tenté d’interdire le camouflage du visage dans l’espace public, avant que la justice n’annule la décision en raison de son incompatibilité avec la Loi fondamentale.

    Comme le souligne le Carnegie Moscow Center, des méthodes de camouflage se sont développées parallèlement avec, par exemple, “des lunettes qui permettent de modifier la géométrie du visage et ou encore des astuces de maquillage”.

    Société de surveillance

    En Russie, la loi exige que les manifestants ne cachent pas leur visage, pour qu’ils puissent être identifiés, rappelle le think tank sur son site. Aux États-Unis, une telle interdiction a également été introduite au milieu du XXe siècle dans quinze États afin de réprimer l’action du Ku Klux Klan. Mais le Carnegie Moscow Center, s’interroge : "Comment la loi peut-elle réglementer l’utilisation de moyens inoffensifs, tels que les masques médicaux, dont le port peut être obligatoire pour certaines personnes et, dans le cas d’épidémies, pour l’ensemble de la population ?”

    Que la reconnaissance faciale fonctionne, même lorsque les citoyens portent des masques, tel est désormais l’objectif des dirigeants chinois, conclut le Carnegie Moscow Center.

    "Alors que les utilisateurs chinois se demandent comment se souvenir de leurs mots de passe oubliés à cause du Face ID, le ministère de la Sécurité publique réfléchit à la manière d’enseigner à Big Brother comment reconnaître des visages masqués.”

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