Mise en place de « comités vie privée » citoyens pour contrer la technopolice ?



  • À Oakland, en 2013, un projet de "smart city policing" a été tenu en échec au travers d'une mobilisation citoyenne locale, qui a fait déraillé le projet et conduit, entre autres choses intéressantes d'un point de vue stratégique, à la création d'un comité citoyen permettant un minimum de contrôle démocratique et de transparence sur les outils utilisés par la police locale. Voir l'interview de l'un des activistes concernés sur le site de l'EFF. Voir aussi les articles sur la création de ce comité à Oakland, et des initiatives similaires dans d'autres villes californiennes.

    Ça pose la question de savoir si, avec comme condition préalable l'arrêt des projets en cours, la mise en place de telle comités citoyens peut-elle constituer une revendication utile ? Je serais curieux d'avoir vos avis.

    À noter que dans son cahier prospectif sur les Smart City, la CNIL appelait à la création de « comités consultatifs sur la vie privée » dans les collectivités. Interrogée par Le Monde, Caroline Pozmentier -- adjointe au Maire de Marseille en charge du projet Safe City -- s'était déclarée « prête à créer un tel comité » (source). À l'époque, LQDN lui avait écrit pour lui proposer un RDV et en discuter, sans succès (ni aucune réponse, d'ailleurs)...